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Classé dans (Nature, Préhistoire) par pechmerle le 29-03-2007

Il a été montré précédemment que tout ce que l’on peut observer au niveau d’une grotte est intimement lié à l’ensemble des fonctionnements de la zone de filtration. Par exemple, toutes les températures que l’on observe à grande profondeur, et surtout leurs variations, résultent essentiellement des mécanismes de l’infiltration de l’eau car le transfert thermique se fait par l’eau (MANGIN A. - 1975 - Contribution à l’étude hydrodynamique des aquifères karstiques). De même, les apports de gaz carbonique sont liés à des problèmes d’écoulement diphasique (eaux, air). Les échanges entre l’air de la grotte et l’air extérieur sont eux aussi liés aux arrivées d’eau; ces échanges d’air se font par les galeries de la cavité mais aussi par l’ensemble de la masse rocheuse. Ainsi, tous travaux, toute incidence de l’homme sur la zone d’infiltration y compris à la surface de cette zone d’infiltration, donc à l’extérieur, vont avoir une influence sur les caractéristiques conservatoires du milieu souterrain.

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La caverne a contribué aux fondements de l’humanité; les cavernes et les gouffres connus des spéléologues ou à découvrir, constituent une partie de la dimension souterraine de ces roches partiellement dissoutes que l’on nomme karst. Mais tous les vides du sous-sol ne sont pas pénétrables à l’homme. Certains sont infiniment étroits, de simples fissures dans la roche, encore à l’aube d’un élargissement par la lente dissolution opérée par les eaux acidifiées. Leur rôle est important, car ils véhiculent vers les profondeurs, puis vers les sources, sans les filtrer, des eaux de qualités diverses. La dimension souterraine des massifs karstiques englobe à la fois les cavernes aux cristaux étincelants, celles au sol argileux et celles qui voient rugir les eaux d’une source à l’extérieur. Fragile et vulnérable, le milieu souterrain n’est pas renouvelable à l’échelle d’une vie humaine. Un décor souterrain met des millénaires pour se former. Une pollution accidentelle intérieur à la caverne ou extérieur, peut mettre en péril l’équilibre de la caverne ou même les ressources en eau souterraine (celle des sources ou des aquifères karstiques) pour des décennies ou même irrémédiablement. Nous pouvons donc comprendre la nécessité de plans de protection de notre région karstique (calcaire) qui garantit l’intégrité du patrimoine, de surface et souterrain, et qui vise à protéger d’une sur-exploitation outrancière nos cavernes ouvertes au public et même notre patrimoine naturel de surface.

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Classé dans (Préhistoire, Tourisme) par pechmerle le 26-03-2007

Dans la grande salle qui abrite déjà la frise noire, le plafond, sur une superficie de 10 mètres sur 4 environ, a été marqué au doigt dans l’argile sur différentes périodes, de multiples tracés. Les hommes qui ont tracé ces entrelacs, ont dû être juché sur de grands blocs, issus de l’éboulement passé de la voûte de la grotte. Le chanoine A. Lemozi a méticuleusement relevé ces tracés pour les déchiffrer. Nous pouvons y voir des représentations de mammouths, de bisons mais également, ce qui est plus rare, des représentations féminines au nombre de trois. Ce panneau est visible plus précisément au musée A.Lemozi sur le site de la grotte de pech-merle.

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L’itinéraire suivant la vallée du Célé débute par la ville de Figeac pour rejoindre la cité de Cahors, ville d’histoire (pont fortifié du Valentré, vieux quartiers …) et de gastronomie (vin de Cahors, tradition gastronomique du Sud-Ouest …). Au départ de Figeac deux itinéraires s’offrent aux randonneurs, l’un suit la vallée du Célé tandis que l’autre emprunte le causse désertique du Quercy. L’itinéraire parcourant la vallée du Célé est balisé car il suit les traces du GR 651, variante du GR 65, qui débute sur la D21 au lieu dit “Mas-de-la-Croix” et parcourt la vallée du Célé jusqu’à son confluent avec le Lot près de Bouziès où il rejoint le GR 36. Le randonneur pourra suivre le GR 36 soit vers Cahors où il retrouvera le GR 65, soit vers St-Cirq-Lapopie, Varaire , puis par les gorges de l’Aveyron pour gagner Cordes. Tout au long du sentier, vous pourrez découvrir la nature préservée du Quercy, mais également tout un patrimoine de châteaux (Corn, Béduer, Cabrerets, …) et de villages (St Sulpice, Marcillac/célé, Cabrerets, …) authentiques. La vallée du Célé est un itinéraire à ne pas manquer.

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“Tout ce que j’ai dédaigné jusqu’à ce jour, raconte Gustave Guiches dans Au banquet de la vie, et que, maintenant, je regarde avec déchirement comme des êtres qui vous chérissaient et, pour qui, au moment de les quitter, on se découvre une incurable affection. Mon village blotti dans ce creux du vallon, les collines qui firent le gros dos à mon enfance pour qu’elle grimpât dessus à quatre pattes, ces noires masures, au ras de cet escarpement, ébréchées comme les dents d’une mâchoire de vieille, ce Lot si accueillant, si calme et qui, tout à coup, mugit et bave parce qu’une digue l’empêche de passer. Rien n’échappe à mon regard qui s’approvisionne en souvenirs et prend les moindres vues, l’aviron qui miroite en saut de poisson, cette flotille d’oies qui se prélasse, ce cheval qui boit, en léchant, dans l’eau, le reflet de ses lèvres, cette puante ruelle bordée d’échoppes où des ressemeleurs font danser entre leurs genoux des souliers grands comme des enfants, ces chiens qui se chamaillent, ces pigeons qui sèment, ce cochon qu’on égorge, ces bourgeois qui flânent, cet omnibus jaune qui charge, en ouragan, le silence, et, autour de la table familiales, satellites de la lampe, ma mère,  mon père, ma soeur, moi, nos quatre visages courbés sur les assiettes d’où montent les fumées … Au dedans, je visite les chambres, comme si je les voyais pour la première fois, et je reste songeur dans ce cabinet de travail où, sur la page de mon devoir de vacances, me réapparait l’index culotté de tabac par lequel mon paternel professeur soulignait les contresens de mes versions latines. Ce sera dur de m’arracher d’ici ! Le sol natal colle à mes pieds …”

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Classé dans (Ecrits du passé) par pechmerle le 21-03-2007

“Ils sont nombreux en Quercy les vieux villages. Beaucoup meurent doucement sur leurs pechs chargés de pierrailles et de dalles blanches comme des os. Ils ont donné le jour à des troubadours, des poètes, des savants, des guerriers, des maréchaux, un pape, un Roi. Ils produisent surtout des politiciens et des fonctionnaires, des littérateurs aussi. Mais ils sentent tour à tour, selon la ronde des saisons et la rose des vents, la truffe, le tabac, le moût, la prune et la fraise. D’aucuns devraient être tenu pour les chefs-lieux du confit et du foie-gras. Tout se mêle ici, dans la familiarité occitane: la gourmandise et la gloire. Vous les verrez, obscurs dans la lumière sèche, maçonnés de paille et de glaise, armés de pans de bois, arqués sur leurs voûtes de calcaire gris et bleu, levant vers l’horizon leurs auvents béquillés de poutres équarries ou de colonnes de pierres, tièdes auvents au-dessus de la porte ferrée de larges clous comme une main au-dessus des yeux. Chargés de pierres plates, la gelée les effrite et la mousse les bronze; couverts de tuiles romaines, ils sont pareils à des sillons. Et le chat y dort comme le lièvre dans la raie. Il est même des abris de troglodytes avec des façades de maçonnerie et, sur la porte ou le contrevent, brille la plaque d’une compagnie d’assurances. Sur l’escalier aux marches lisses comme la pierre du lavoir, parmi le basilic en pot et le géranium en cruche, l’aïeule -la ménine- presse tour à tour de la même cadence le rouet et le berceau …”

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Classé dans (Ecrits du passé, Tourisme) par pechmerle le 20-03-2007

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“Dans le recueil des hommages rendus au comte Alphonse de Poitiers, il est question en 1259 du château de Cabrerets, dénommé par la suite, château des Anglais ou plus populairement “château du Diable”. De cette base, les Anglais, qui en restèrent longtemps les maîtres, se livraient à toutes sortes de pillages. Pris et repris plusieurs fois, il était toujours occupé par les bandes anglaises en 1380. En 1387, Bertrand de Basserat, dit de la Garénie, Capitaine anglais, s’en empara à nouveau, ainsi que des cavernes ou grottes qui longeaient le Célé, mais il ne conserva pas longtemps ces conquêtes, Jean d’Hébrard de Saint-Sulpice l’ayant chassé vers 1390.

Sa construction remonterait aux premiers temps de la féodalité et, d’après une tradition tenace, il aurait appartenu, dès 745, à Waïffre, duc d’Aquitaine. Il est situé à l’entrée Nord du village, aux flancs de la roche de Roquecourbe qui, à cet endroit, forme en partie un encorbellement. L’ensemble n’avait pas moins de 90 mètres de long, près de 30 mètres de hauteur et 5 mètres de largeur moyenne, avec des murailles de 2 à 3 mètres d’épaisseur. Une tour ronde dominait cette formidable forteresse (voir photo), dans laquelle on ne pénétrait que par un étroit sentier que barraient de solides portes. Il était impossible d’en bas de l’escalader et d’en haut d’y laisser tomber des projectiles, en raison de l’encorbellement de la falaise.” (cf: J.Clamon/A.Niederlender)

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Classé dans (Tourisme) par pechmerle le 19-03-2007

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Le village de Cabrerets est une commune française, située dans le département du Lot, au nord de la région Midi-Pyrénées, dans le sud-ouest de la France. C’est une commune couvrant 4883 ha et abritant 231 habitants. Elle est située au coeur du parc naturel régional des causses du Quercy, au centre de deux vallée magnifiques que sont la vallée du célé et la vallée de la Sagne. Le village de Cabrerets doit son nom à la racine étymologique “cabre”, qui signifie chèvre en langue d’oc. Au confluent de la Sagne et du Célé, le village se niche au pied de la falaise de Rochecourbe, immense paroi en surplomb, à laquelle sont accrochées les ruines d’un château médiéval, appelé “château du diable” ou “château des anglais”. Ce château médiéval est accroché à une corniche, au pied d’une haute falaise en surplomb de Rochecourbe, et domine le village.
Encore pourvu d’une tour et d’une fenêtre à meneaux, il était mentionné dans un acte de 1259 et fut d’abord au Moyen Âge la demeure des seigneurs de Barasc. Pendant la guerre de Cent Ans, il tomba en 1380 aux mains des grandes compagnies au service des Anglais d’Aquitaine, d’où son nom. Dix ans plus tard, Jean d’Hébrard, seigneur de Saint-Sulpice, le reprenait, en débarrassait les brigands et le démolissait.

En aval de Cabrerets, dominant la route de 25 m, le “château du village“, avec une terrasse à balustrade et une cour intérieure, flanqué d’une grosse tour d’angle. Édifié au XIIIe siècle, reconstruit au XVIe, il appartint au maréchal-duc Charles de Gontaut-Biron, ami d’Henri IV et traître à ce roi. Il est acheté au XIX e siècle par le comte Murat, député du Lot, qui en entreprit la restauration. Il est inscrit à l’inventaire des sites.

A Cabrerets, vous pourrez visiter la Grotte du Pech Merle, elle abrite un des plus beaux sanctuaires paléolithiques ; sept salles sur 1200 m de parcours pour découvrir mammouths, bisons, chevaux, figuration humaine, mais aussi mains négatives et émouvantes traces de pas.

À 3 km en amont de Cabrerets : une résurgence, appelée “Résurgence de la Pescalerie”, est visible depuis la route. Un ancien moulin utilisait l’énergie fournie par ce ruisseau. L’ on trouve également aux alentours du village de Cabrerets, juste après la résurgence de la Pescalerie en direction de Marcillac/célé, un “Musée de l’insolite” dans lequel “Humour et Non-sens sont au rendez-vous”.