La grotte Marcenac est située entre la grotte du Pech-Merle et l’hôtel restaurant l’Auberge de la Sagne, à 200 mètres en contrebas. Elle n’est pas très grande (130 mètres environ) et a la forme d’un tunnel légèrement ondulant. Son plafond est haut même si l’on atteint pas la hauteur de Pech Merle. Elle est découverte en 1850 et est classée monument historique, elle a été très fréquentée et a subi des dégradations. Ses peintures et ses gravures sont découvertes en 1920 (Armand Viré, chanoine Albe, abbé Lemozi). Elle ne recèle que peu de dessins mais d’une belle variété. Nous pouvons y trouver:
* deux cervidés, gravés et recouverts de “noir”, se sont de très belles représentations qui dégagent une belle présence
* deux chevaux, un “noir”, fin et précis et un bicolore, au tracé plus épais (qui rappel Lascaux)
* un “capridé” gravé de très petite taille (environ 8cm), belle représentation
* un bison de 1.70 mètres, au tracé épais qui dégage une impression de force
La liste ci-dessus n’est pas exhaustive et présente les représentations observées de vis us.
Aucune étude archéologique récente n’a été entreprise pour réaliser de vrais relevés.
La grotte Marcenac est “tagée” de toute part, des traces qui datent de la période de la première guerre mondiale (1915-16) en grande partie mais aussi de 1886 comme lu sur la paroi.
La lecture des gravures de cervidés se fait au milieu de messages d’amours ou de noms de personnes qui ont voulu à leur tour “marquer” l’histoire de leur emprunte (comment en vouloir à des “jeunes” qui sont grand-parent à cette heure).
Ce jour là, nous avons emprunté l’échelle du temps durant quelques heures. Un sentiment étrange, un voyage dans le temps, si prés, si loin…
Dans la région de Cabrerets l’on peut observer le ciel le plus étoilé de France. Des scientifiques ont établi pour la première fois une carte de France montrant l’impact de l’éclairage nocturne. Et hors montagnes, une zone triangulaire du Quercy apparaissait comme la seule tache épargnée par ce que l’on appelle la “pollution nocturne”. De fait l’on peut observer dans les alentours de Cabrerets le ciel le plus noir de France, dévoilant toute la beauté des astres.
La vallée de la Sagne est une zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique. Elle regorge d’orchidées sauvages, qui y trouvent un terrain et un climat adapté malgré leurs exigences écologiques fortes. Elles sont un bon indicateur de changements écologiques éventuels. L’on peut trouver certaines espèces d’orchidées assez facilement au bord des routes, en pelouses, à la lisière des grandes chênaies et le plus souvent en pleine lumière pour l’orchis pyramidal (anacamptis pyramidalis), ou bien plus difficilement dans des milieux naturels plus particuliers, en l’occurrence dans les prairies de fauches humides à détrempées, inondées une partie de l’année, en pleine lumière, en grandes colonies parmi les hautes herbes pour l’orchis laxiflora. La vallée de la Sagne est riche d’autres espèces, que nous aborderons lors d’un prochain article. Le parc naturel des causses du Quercy abrite également d’autres espèces d’orchidées:
Orchis parfumé, sous espèce de l’orchis punaise, cette orchidée protégée, rare dans le parc, exhale un parfum vanillé.
Ophrys bécasse, cette orchidée imite une abeille du genre Eucera, qui lui sert de pollinisateur, répandue sur terrain calcaire.
Ophrys jaune, abonde dans les pelouses exposées au sud du Quercy blanc et des causses marneux (vallée du Vers)
(cf: membres.lycos.fr)
Le chemin de halage situé sur la commune de Bouziès, entre St Cirq Lapopie et Bouziès, fût taillé dans la falaise au 19 ème siècle. Durant cette période, la navigation fluviale sur le Lot était primordiale, les gabares (grandes barques de bois) chargées de bois et de denrées, descendaient le Lot et la Garonne jusqu’à Bordeaux. L’homme dû arranger les berges du Lot pour y laisser passer les attelages de chevaux qui tiraient les barges. A cet endroit précis, le chemin de halage ne pouvait être tracé autrement qu’en creusant à même la falaise. Le chemin de halage, orné des sculptures de Daniel Monnier, mesure 18 mètres de long et 3 mètres de haut !. C’est un endroit saisissant. (à voir!)
St Cirq Lapopie, un des plus beaux villages de France !!
St Cirq Lapopie est un village médiéval préservé, accroché sur une falaise de calcaire de 100 mètres de hauteur, surplombant les méandres du Lot. C’est un des sites remarquables les plus visités du Lot. Ce village habité est un bel exemple de village médiéval conservé de belle manière, véritable témoignage du passé.
“Chef-lieu de l’une des quatre vicomtés du Quercy, St Cirq fût partagé au Moyen-Age entre quatre dynasties féodales, les Lapopie, les Gourdon, les Cardaillac et les Castelnau. De ce fait, plusieurs châteaux et maisons fortes constituaient le fort de Lapopie et dominaient le village.
En contrebas du fort, les rues du village, fermées par des portes fortifiées, ont conservé de nombreuses maison anciennes dont les façades en pierre ou en pans de bois datent pour la plupart du 13 ème au 16 ème siècle. Etroites, elles sont caractérisées par leurs toits de tuiles plates, à fortes pentes. Les maisons à pignon sur rue sont séparées par un entremis, espace étroit recevant les eaux pluviales et les eaux usées des latrines et des éviers.”
Le village de St Cirq est une visite à ne pas rater si vous venez dans le Lot. C’est un village à taille humaine, préservé avec style et pourtant bien agencé en boutiques de qualités, d’artisans locaux ou moins locaux, mais toujours de bonne facture. Au pied du rocher de St Cirq Lapopie, vous pourrez découvrir également des moulins, des barrages, des ports, des écluses et le chemin de halage, tous évoquant les périodes de gloire d’une activité batelière qui fut florissante et qui se perpétue encore aujourd’hui à travers un grand nombre de balades sur le Lot tout autour de sites bien connus.
A visiter ou à voir dans St Cirq Lapopie: Musée de la Fourdonne (thème: histoire et archéologie), musée Rignault (salle d’expositions temporaires), maison Daura, fort médiéval, église XVIe s., porte de ville, points de vue sur la vallée du Lot, atelier de tourneur sur bois, expositions d’artistes, halte nautique, circuits de randonnée.
Marché hebdomadaire durant les mois de juillet et août, tous les mercredi matins sur la place du Sombral : produits du terroir, fruits, légumes, charcuteries…
Vision personnelle d’un visiteur au regard aiguisé … Argoul nous écrit ceci
Quel sont les particularités géologiques du Quercy?
Les causses du Quercy sont constitués de plateaux calcaires aux reliefs mouvementés de faibles altitudes (400 mètres maximum). Les causses du Quercy sont lardés de vallées sinueuses, encaissées, aux parois abruptes m’excédant pas 200 mètres de dénivelé. Le climat des causses du Quercy est tempéré de type océanique (continental au nord avec l’influence du massif central tout proche).
La nature de la roche (calcaire) et du climat détermine une végétation dominée par le chêne pubescent, le genévrier (…). Les vallées “profondes” (sèches ou humides) favorises quand à elles, bénéficiant d’un microclimat, une végétation méditerranéen constituée de chêne vert, buis, noisetiers, frênes (…).
(voir: découvrir les paysages)
L’abbé Breuil à dit de la grotte du pech merle (Cabrerets):
“C’est la chapelle sixtine des causses du Lot, un des monuments les plus émouvants de l’art pictural paléolithique.”
(Renseignements sur l’abbé Breuil)
(…)
Le cadre ne manque ni de grandeur , ni de mystère. Bison, chevaux, cerfs, poissons, bouquetins, ours des cavernes, représentations humaines, nombreux mammouths peints en rouge ou en noir (ces derniers contemporains de la dernière extension des glaciers), mains cernées de rouge ou de noir et qui semblent nous dire: arrière, les profanateurs et les vandales, ce temple grandiose et majestueux compte parmi les premiers sanctuaires consacrés à la Divinité. Tel est le résumé des découvertes. (…)
Ici, comme en beaucoup d’autres régions, cet art si primitif semble se rapporter à des rites de chasse ayant pour but, d’une part, la multiplication et la capture du gibier bienfaisant et, d’autre part, l’éloignement et la subordination de l’animal dangereux pour l’homme. En face de telle ou telle scène on peut penser encore à des rites se rapportant à la fécondité ou à la transfusion de force; on arrive facilement à ces conclusions, grâce à des parallèles d’ordre ethnographique. (…)