Archives de catégorie : Tourisme

Présentation des différentes visites et sites du Lot

Le “château du Diable” à Cabrerets

chate_diableminiature.JPG

« Dans le recueil des hommages rendus au comte Alphonse de Poitiers, il est question en 1259 du château de Cabrerets, dénommé par la suite, château des Anglais ou plus populairement « château du Diable ». De cette base, les Anglais, qui en restèrent longtemps les maîtres, se livraient à toutes sortes de pillages. Pris et repris plusieurs fois, il était toujours occupé par les bandes anglaises en 1380. En 1387, Bertrand de Basserat, dit de la Garénie, Capitaine anglais, s’en empara à nouveau, ainsi que des cavernes ou grottes qui longeaient le Célé, mais il ne conserva pas longtemps ces conquêtes, Jean d’Hébrard de Saint-Sulpice l’ayant chassé vers 1390.

Sa construction remonterait aux premiers temps de la féodalité et, d’après une tradition tenace, il aurait appartenu, dès 745, à Waïffre, duc d’Aquitaine. Il est situé à l’entrée Nord du village, aux flancs de la roche de Roquecourbe qui, à cet endroit, forme en partie un encorbellement. L’ensemble n’avait pas moins de 90 mètres de long, près de 30 mètres de hauteur et 5 mètres de largeur moyenne, avec des murailles de 2 à 3 mètres d’épaisseur. Une tour ronde dominait cette formidable forteresse (voir photo), dans laquelle on ne pénétrait que par un étroit sentier que barraient de solides portes. Il était impossible d’en bas de l’escalader et d’en haut d’y laisser tomber des projectiles, en raison de l’encorbellement de la falaise. » (cf: J.Clamon/A.Niederlender)

Le village de Cabrerets (Lot)

cabreretsminiature.jpg

Le village de Cabrerets est une commune française, située dans le département du Lot, au nord de la région Midi-Pyrénées, dans le sud-ouest de la France. C’est une commune couvrant 4883 ha et abritant 231 habitants. Elle est située au coeur du parc naturel régional des causses du Quercy, au centre de deux vallée magnifiques que sont la vallée du célé et la vallée de la Sagne. Le village de Cabrerets doit son nom à la racine étymologique « cabre », qui signifie chèvre en langue d’oc. Au confluent de la Sagne et du Célé, le village se niche au pied de la falaise de Rochecourbe, immense paroi en surplomb, à laquelle sont accrochées les ruines d’un château médiéval, appelé « château du diable » ou « château des anglais ». Ce château médiéval est accroché à une corniche, au pied d’une haute falaise en surplomb de Rochecourbe, et domine le village.
Encore pourvu d’une tour et d’une fenêtre à meneaux, il était mentionné dans un acte de 1259 et fut d’abord au Moyen Âge la demeure des seigneurs de Barasc. Pendant la guerre de Cent Ans, il tomba en 1380 aux mains des grandes compagnies au service des Anglais d’Aquitaine, d’où son nom. Dix ans plus tard, Jean d’Hébrard, seigneur de Saint-Sulpice, le reprenait, en débarrassait les brigands et le démolissait.

En aval de Cabrerets, dominant la route de 25 m, le « château du village« , avec une terrasse à balustrade et une cour intérieure, flanqué d’une grosse tour d’angle. Édifié au XIIIe siècle, reconstruit au XVIe, il appartint au maréchal-duc Charles de Gontaut-Biron, ami d’Henri IV et traître à ce roi. Il est acheté au XIX e siècle par le comte Murat, député du Lot, qui en entreprit la restauration. Il est inscrit à l’inventaire des sites.

A Cabrerets, vous pourrez visiter la Grotte du Pech Merle, elle abrite un des plus beaux sanctuaires paléolithiques ; sept salles sur 1200 m de parcours pour découvrir mammouths, bisons, chevaux, figuration humaine, mais aussi mains négatives et émouvantes traces de pas.

À 3 km en amont de Cabrerets : une résurgence, appelée « Résurgence de la Pescalerie », est visible depuis la route. Un ancien moulin utilisait l’énergie fournie par ce ruisseau. L’ on trouve également aux alentours du village de Cabrerets, juste après la résurgence de la Pescalerie en direction de Marcillac/célé, un « Musée de l’insolite » dans lequel « Humour et Non-sens sont au rendez-vous ».

Cabrerets à travers d’anciens écrits

Le village de Cabrerets à travers d’anciens (extraits) écrits de A. Lemozi bien sûr, mais aussi de Martel …

« Pour dépeindre Cabrerets, a dit un artiste de Nancy, il faudrait une toile sur laquelle toutes les nuances de l’arc-en-ciel seraient alignées. Il y a du bleu, du rose, du vert sur de hautes falaises, ornées de chênes et de buis, au-dessus desquelles évoluent l’hirondelle, la corneille et l’épervier. Falaises héroïques taillées à l’emporte pièce, surplombant de vieilles maisons et des abris préhistoriques, un peu comme au pays de Notre-Dame de Rocamadour. Au nord-ouest du village, dans l’eau limpide de la Sagne, qui rejoint ici le Célé, se cachent au milieu des iris, de la mâche sauvage et du cresson, l’écrevisse ou bien la salamandre noire et jaune. Dans les environs, c’est un pays giboyeux, sans cesse coupé de petits murs rustiques: causse aux cent coteaux, doucements ondulés, comme une mer en cadence. Le chasseur y rencontre le lièvre, le perdreau rouge, quelques bécasses, la grive, la palombe et surtout le lapin et le sanglier qui, dans certains secteurs broussailleux, escarpés et sauvages, constituent un véritable fléau, redouté des agriculteurs. (…) Par-dessus toute cette grandiose splendeur, très souvent un radieux soleil, dont la lumière renforcée par les roches calcaires éclate sans réserve. Et par-dessus encore, et bien au-dessus, l’amabilité proverbiale des habitants. Arrière les importuns, amis des amusements trop bruyants et de mauvais goût qui dégradent et qui avilissent. Ici, dans ce cadre austère et resté bien près de ses origines, c’est du calme, de la paix qu’il nous faut: du sérieux, du recueillement et de la contemplation, si chers aux poètes, aux savants et aux artistes vraiment dignes de ce nom. De fait, des hommes de ce tempérament et biens connus, partis des quatre coins du monde, se donnèrent et se donnent encore rendez-vous à Cabrerets, tant est puissant l’intérêt et l’enchantement du lieu. » Profession de foi d’un amoureux de Cabrerets.

Le chemin de halage (Lot-Quercy)

chemin-de-halageminiature.jpg Le chemin de halage situé sur la commune de Bouziès, entre St Cirq Lapopie et Bouziès, fût taillé dans la falaise au 19 ème siècle. Durant cette période, la navigation fluviale sur le Lot était primordiale, les gabares (grandes barques de bois) chargées de bois et de denrées, descendaient le Lot et la Garonne jusqu’à Bordeaux. L’homme dû arranger les berges du Lot pour y laisser passer les attelages de chevaux qui tiraient les barges. A cet endroit précis, le chemin de halage ne pouvait être tracé autrement qu’en creusant à même la falaise. Le chemin de halage, orné des sculptures de Daniel Monnier, mesure 18 mètres de long et 3 mètres de haut !. C’est un endroit saisissant. (à voir!)