Archives de catégorie : Préhistoire

La préhistoire, le milieu naturel souterrain et plus particulièrement la grotte préhistorique de pech-merle.

La salle des “hiéroglyphes” de pech-merle

Dans la grande salle qui abrite déjà la frise noire, le plafond, sur une superficie de 10 mètres sur 4 environ, a été marqué au doigt dans l’argile sur différentes périodes, de multiples tracés. Les hommes qui ont tracé ces entrelacs, ont dû être juché sur de grands blocs, issus de l’éboulement passé de la voûte de la grotte. Le chanoine A. Lemozi a méticuleusement relevé ces tracés pour les déchiffrer. Nous pouvons y voir des représentations de mammouths, de bisons mais également, ce qui est plus rare, des représentations féminines au nombre de trois. Ce panneau est visible plus précisément au musée A.Lemozi sur le site de la grotte de pech-merle.

Art pariétal ou art rupestre ?!

Petite explication à propos des termes utilisés: l’art des cavernes est dénommé « art pariétal » lorsqu’il est sur les parois des abris-sous-roche et des grottes, et est dénommé « art rupestre » lorsqu’il est sur des blocs rocheux en plein air. En quelque sorte, l’ensemble de cet art peut être regroupé sous l’appellation d' »art des parois« . Il rassemble tous les graphismes résultant d’interventions humaines volontaires, préhistoriques, tribales ou plus récentes. Sous une autre forme, par opposition à l' »art mobilier » concernant des oeuvres petites, mobiles et portables, on peut qualifier de pariétales les oeuvres exécutées sur les parois et les voûtes des grottes, des abris-sous-roche et par assimilation sur leur sol. cf: LRMH (Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques)

Cabrerets et sa préhistoire par A.Lemozi (suite)

(…)

Le cadre ne manque ni de grandeur , ni de mystère. Bison, chevaux, cerfs, poissons, bouquetins, ours des cavernes, représentations humaines, nombreux mammouths peints en rouge ou en noir (ces derniers contemporains de la dernière extension des glaciers), mains cernées de rouge ou de noir et qui semblent nous dire: arrière, les profanateurs et les vandales, ce temple grandiose et majestueux compte parmi les premiers sanctuaires consacrés à la Divinité. Tel est le résumé des découvertes. (…)

Ici, comme en beaucoup d’autres régions, cet art si primitif semble se rapporter à des rites de chasse ayant pour but, d’une part, la multiplication et la capture du gibier bienfaisant et, d’autre part, l’éloignement et la subordination de l’animal dangereux pour l’homme. En face de telle ou telle scène on peut penser encore à des rites se rapportant à la fécondité ou à la transfusion de force; on arrive facilement à ces conclusions, grâce à des parallèles d’ordre ethnographique. (…)